La "race" de type "vacas bravas" à laquelle fait allusion Monsieur Mamère n'existe que dans son esprit ou dans celui de certains autres aficionados :
Est-ce qu'une race se définit par son irritabilité ou son aptitude au combat ? ... ou bien alors par sa vitesse à courir le 100 mètres,
comme l'on affirmé d'autres avant lui.
Rappelons simplement à ce Monsieur que le concept souvent discuté de 'race' repose sur des différences phénotypiques
superficielles
et que lorsqu'il s'agit de l'expression d'un caractère tel que celui de 'l'attirance pour les chiffons rouges', on fait directement
référence à des critères raciaux relevant de l'imaginaire, ou peut être à une forme d'eugénisme appliqué aux bovins.
Les
véritables écologistes sont, quant à eux, avant tout intéressés par la notion d'espèce,
plutôt que par celle d'une "race" artificiellement créée par l'homme, pour des besoins, de surcroît, très discutables.
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"La corrida est une tradition"
Il faut, certes, respecter les traditions locales, qui voudrait partir en guerre contre la danse bretonne ou le chocolat suisse ?
Cependant, une tradition qui est devenue choquante pour la plupart des gens se doit d'évoluer ... ou de disparaître :
Le supplice de la roue et l'écartèlement ont été des traditions françaises ininterrompues jusqu'au règne de Louis XVI !
Lorsque celui-ci décida d'abolir la torture, nombreux furent les braves gens qui protestèrent ; jusqu'aux charpentiers qui fabriquaient
les échafauds et les roues destinées à briser les membres.
Aujourd'hui, d'autres braves gens se rendent aux arènes (par tradition ?), ou exploitent la torture tauromachique. Pour combien de temps encore ?
- La corrida représente un certain poids économique : élevage des bovins, entretien des arènes, fabrication des costumes,
des couteaux, des épées et surtout, la feria qui attire chaque année un grand nombre de touristes.
On pourrait se contenter de répondre qu'une nation civilisée ne devrait pas fonder une partie de son économie sur la torture, fusse t-elle pratiquée
sur des animaux
Cependant, même en raisonnant sur un plan purement économique, on montre facilement la non-rentabilité de la corrida :
Tout d'abord, concernant la feria, seul un très faible pourcentage de touristes participant à cette manifestation se rendent aux arènes ; la feria peut donc
tout à fait perdurer sans l'apport de la corrida.
Ensuite, le nombre des aficionados se réduisant depuis plusieurs années (les conceptions sur le respect des animaux ont, fort heureusement, évolué),
la tauromachie est largement financée au niveau de la région, du département ou de la ville, voire même par une certaine caisse d'allocations familiales !
Ainsi, officiellement, chaque année, ce sont près de 400 000 euros qui sont gaspillés pour la corrida
On aurait finalement plutôt affaire à une économie en déclin, parfois sous-tendue par des pratiques mafieuses et qu'une petite minorité
essaye de maintenir en vie à tout prix.
Outre celui des subventions, le maintien de la corrida à un autre coût qui va peser dès maintenant et à long terme :
Certaines grandes agences de voyage étrangères, horrifiées par les coutumes barbares de nos villes taurines ont déjà annulé tous leurs
circuits touristiques vers ces destinations, d'autres risquent également de faire la même chose.
A l'inverse, on peut constater que des villes du Midi telles que Marseille ou Montpellier qui ont refusé tout spectacle tauromachique rayonnent,
désormais, par leur dynamisme économique et leur modernité.
Même la viande du taureau, abattu de façon aussi honteuse, n'est pas rentabilisée :
Cette viande dure qu'il faut longuement faire bouillir si on veut la manger, n'est, dans la plupart des cas, même pas consommée ;
Les blessures de l'animal sont telles que les risques sanitaires que font encourrir l'E.S.B. nécessitent généralement l'équarissage et donc la
destruction du corps de l'animal.
Bel exemple de gaspillage pour les pays sous-développés, qui eux, ne peuvent se permettrent de jeter des centaines de tonnes de viande à la poubelle ...