Les aficionados réguliers sont moins de dix-mille en France, et la majorité des touristes de passage qui assistent pour la première fois à une corrida en ressortent écoeurés et ne souhaitent plus jamais retourner dans une arène.
Alors comment se fait-il que ces affligeants spectacles perdurent ?
Il faut savoir que le lobby tauromachique est puissant et infiltre toutes les couches de la société : les collectivités locales, les partis politiques, le tissu associatif et une partie de l'éducation nationale ...
Vraiment tout est fait pour faire avaler une pilule qui a bien du mal à passer !

Cela commence dans les écoles, principalement celles du sud de la France, dans lesquelles certains enseignants n'hésitent pas à faire de la propagande :
concours de peinture de scènes de corrida par le professeur de dessin ou sensibilisation à la culture tauromachique par le professeur d'espagnol.
Mais, pour certains, cela débute de manière beaucoup plus directe : des enfants sont inscrits, dès l'âge de 6 ans dans des écoles tauromachiques (subventionnées). On leur apprend à manier la cape et, plus tard, vers 10 ans, à s'entraîner à frapper et tuer, avec une épée, un veau immobilisé.
Quant aux enfants d'aficionados, ils sont bien souvent trainés dans les arènes par leurs parents, et les promoteurs de corridas leur offrent même gratuitement leur place ... afin d'assurer leur propre avenir.

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Conditionnement d'enfant à la pratique de la 
tauromachieSpectacle morbide
pour enfants
Enfant-toréador ? - photo
extraite du site anticorrida.com
spectacle pour enfants
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    Le mileu tauromaniaque a aussi souvent recours à un artifice promotionnel qui tente d'associer la corrida avec des valeurs de générosité et d'humanisme. Je veux parler des corridas dite de bienfaisance. Il me semble qu'une organisation à vocation humanitaire ne devrait pas, de par sa nature, accepter un financement dont l'éthique est discutable.

Ainsi, on peut regretter la position de la croix-rouge, qui se réfugie derrière le prétexte de neutralité pour accepter quelques euros provenant des corridas de "bienfaisance". Les 'restaurants du coeur' ont, par contre, adopté une attitude sans ambiguïté, qui est tout à leur honneur : cette association refuse tout simplement d'être associée, de quelque manière que ce soit, avec les spectacles tauromachiques.