Pour des aspects plus techniques, on peut peut prendre connaissance des descriptions détaillées que font les aficionados eux-mêmes,
comme par exemple sur le site de la
Fédération des Sociétés Taurines de France, où on peut lire cet extrait, concernant la pique :
... Les résultats néfastes de certaines blessures mal placées sont l'apparition de lésions vertébrales, d'hémorragies importantes, de boiteries et chutes anormales, voire de perforation de la plèvre.
- Ensuite la moyenne de la somme des trajectoires par animal est de 61,91 cm. La moyenne de profondeur du puyazo est de 21,06 cm. (la dimension de la puya de la pointe à la cruceta est, elle, de 8,78 cm.). Certaines piques ont même occasionné des blessures de plus de 30 cm de profondeur.
La durée moyenne du chàtiment global par toro (tous puyazos confondus) a été de 30,84 secondes. La première pique étant de loin la plus féroce. Enfin 28,93 % des assauts ont donné lieu à carioca. Dans 8,12 % des cas, il y a eu barrenado (action de vriller l'arme pour en augmenter la pénétration) et dans 63 % des piques il y a eu mete y saca (la fameuse pompe).
Certes il s'agit de Madrid, arène où les professionnels font peu de cadeaux aux toros, compte tenu de leur grand trapio, mais cette étude plus qu'alarmante vient d'être hélas ! confirmée (lire Aplausos , n° 1141 du 9 août 1999) par un livre intitulé Suerte de varas figurant dans la collection taurine de la Diputacion de Valencia et dû à la plume de deux enseignants
de la Faculté Vétérinaire de Cordoue. Il est ici question de 270 toros étudiés et de... 7 % de piques "correctes", si j'en crois notre confrère valencien.
4,71 % ou 7 %, ces chiffres assez voisins sont peut-être des scores honorables pour les petite listes lors de nos élections, mais ils ne doivent ici en aucun cas ravir l'aficionado.
Et ce d'autant plus que la première étude que j'ai citée met en lumière une fraude supplémentaire : avant les réglementations de 1992 et 1996 le contrôle préalable des puyas était effectué par l'U.C.T.L., dont elle a été dessaisie au profit du Delegado gubernativo, qui n'est pas toujours à même d'effectuer convenablement sa mission. Résultat : certaines des piques
responsables de ces blessures terribles, n'étaient pas réglementaires si je suis le rapport. La puya réglementaire doit être de forme pyramidale avec chacun
de ses angles à 60°. Les puyas non réglementaires parfois utilisées ressemblaient à un bistouri avec des faces non plus planes mais concaves et des arêtes plus tranchantes (angles de 48° à 32° !)...